Fleuriste, le métier qui m'a toujours fait rêver...

Presentation florale fleuriste orléans

« Quand je serai grande, je serai fleuriste à Orléans ! »

Oh bien sûr, il y a loin des rêves d’enfance à la réalité : mais rien n’étant jamais venu contrarier cette vocation, bien au contraire, j’ai cherché et trouvé dès mes seize ans l’occasion de me frotter aux épines de la fleuristerie !

Je me souviendrai toute ma vie de ce stage à Saint-Etienne, dans « Les jardins de Babylone » : c’est en ce lieu au nom si symbolique que j’ai découvert la luxuriance, l’exotisme, le raffinement, et en même temps l’évidence naturelle et la puissance émotive de cet univers. Certes cet éden n’est pas toujours un paradis, et la fleuristerie, je l’ai vite compris, est une vocation heureuse, mais aussi un dur métier, avec ses bons et ses mauvais moments. Pourtant que les instants de bonheur sont profonds et durables !

Quel enchantement de lire, dans le regard de ceux que l’on a servis, qu’on a su révéler en fleurs le sentiment, le message qu’ils voulaient exprimer ! C’est un privilège rare, et je n’ai plus songé qu’à me l’octroyer définitivement.

Le reste n’a été une question d’obstination et de travail : après ce « stage découverte », les stages BEP, à l'Ecole Horticole de la Mouillère à Orléans, pour asseoir mes connaissances, en production légumière chez M. Viet à Saint-Laurent-Nouan dans le Loiret, en production florale et horticulture chez M. Griveau à Lailly-en-Val.

Puis, le grand bain, un CAP à l'École des Fleuristes de Paris en alternance chez « Un peu beaucoup », dans le seizième arrondissement à Paris, où j’ai appris jusqu’où peuvent porter les attentes d’une clientèle exigeante, et également à effectuer des tâches très diverses, invention et réalisation de décorations pour toutes sortes d’événements, agencement de boutique et de devanture, vente, confection d’abonnements….

Après le CAP, le Brevet Professionnel, toujours en alternance à l'Ecole des Fleuristes de Paris, mais aussi toujours plus prenant…et formateur : car j’ai pu, au « Marché », auprès d’un des meilleurs fleuristes de France sinon du monde, Eric Chauvin à Neuilly-sur-Seine, surprendre bien des secrets de la création florale et conforter l'ensemble de mes connaissances,
puis assumer la responsabilités de la vente, de retour dans le 16ème chez « Christian Collin ».

C’est alors que le rêve se confronte à la réalité, mais du même coup devient réalisable, à portée de main.

Aussi, à présent titulaire du BP depuis plusieurs mois, quelques concours et expositions personnelles à Paris, je me sens prête à prendre mes propres responsabilités, à mettre ces connaissances et cette passion pour le monde des fleurs au service d’un public qui partage mon goût pour la beauté, la simplicité, le luxe accessible au quotidien, une gaité de tous les jours.

A mon tour, si vous voulez bien me donner votre confiance, de vous faire rêver !

Romanetablier école des fleuristes de ParisParis